Le compostage autonome

 

Le compostage autonome s'adresse aux établissements possédant un service de restauration collective et disposant d'un peu d'espaces verts autour des bâtiments.

 

Le principe

Comme pour un composteur traditionnel, ses sites permettent de valoriser les déchets de cuisine en une matière riche en nutriments appelée "compost".

Généralement constitués de plusieurs composteurs (cela dépend du nombre de repas concernés et varie généralement de 3 à 6), les sites de compostage sont alimentés par les restes de préparation, plats non consommés, les restes de repas, et les éventuelles tailles de haies des espaces verts.

L'équilibre est dans le composteur

Pour pouvoir composter efficacement des déchets de restauration collective, il faut rajouter de la matière "sèche": feuilles mortes ou broyat de bois. Cette matière permet d'absorber l'humidité des restes alimentaires, de structurer le compost et d'éviter les odeurs.

Les référents de site

Le bon fonctionnement du site est directement lié à une bonne connaissance du fonctionnement d'un composteur. C'est pourquoi un site doit comporter a minima deux personnes reconnu comme des "référents de site". Ils seront chargés d'effectuer les apports de déchets, l'aération, le retournement et la mise en maturation et seront formés afin de pouvoir intervenir en cas de déséquilibre. L’idéal étant d’avoir une personne de l’équipe cuisine et une personne de l’équipe espaces verts.

 

Le compost produit est ensuite utilisé par l'établissement pour l'entretien des espaces verts, dans un jardin partagé et/ou pour les jardinières et plantes d'intérieur des résidents.

 

Les intervenants

Différents intervenants peuvent être ammener à participer à la mise en place d'un projet de compostage autonome.

Mais cela varie d'un établissement à un autre, en effet en matière de compostage autonome, il faut personnaliser la méthodologie de projet et s'adapter au maximum aux contraintes et réalitées de l'établissement.

 

L'accompagnment

La mise en place d'un tel dispositif nécessite des compétences et du temps afin de permettre aux différents intervenants de bien appréhender le projet, de poser des questions et de préciser leurs craintes. La concertation est essentielle.

C'est pourquoi le SMET propose aux établissements meusiens, dont la communauté de communes adhère au PLP commun (voir périmètre onglet prévention), de les accompagner dans cette démarche.

Nous pouvons réaliser l'étude de faisabilité préalable, participer aux réunions de concertation, sensibiliser les élèves/résidents, nous formons les référents et nous proposons un suivi la première année de mise en route.

 

Vraix/Faux du compostage

Le compostage autonome est largement répandu en France. De nombreux établissements se sont lancés dans l'expérience aux cours des dernières années, il y a donc plusieurs retours sur le sujet :

Si l'apport en matière sèche est suffisant, un composteur ne diffuse pas de mauvaises odeurs. Certes, lors d'un brassage l'odeur n'est pas spécialement agréable, mais en dehors de ces opérations de retournement le compost ne doit pas sentir !

Les rongeurs ne sont pas spécialement attiré par les composteurs. N'oublions pas que nous habitons en zone rurale... si ils sont présents aux abords des composteurs c'est qu'il y en avait déjà avant. La pose d'une grille sous le composteur ou une dératisation doit être envisagée.

Un composteur ne s'enflamme pas ! Bien que la température monte fortement (jusqu'à 70°C), jamais un composteur n'a pris feu de lui même.

Le temps journalier nécessaire au compostage n'excède pas 15min. Compter une heure supplémentaire par mois pour un retournement ou une mise en maturation.